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Archive for the ‘Persécution des chrétiens’ Category

A l’occasion du troisième dimanche de l’Avent en décembre 2015, des chrétiens de Hongrie se sont rassemblés à Budapest pour une flash mob devant la basilique Saint Etienne (l’éponyme diacre fut le premier chrétien martyr officiellement recensé), à la demande des franciscains. Les manifestants tenaient à chanter « Que le Seigneur vous donne sa paix » en soutien aux chrétiens persécutés.

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Le récent et très médiatisé rapport du Comité de l’ONU sur les droits des enfants, rendu public le 5 février dernier, a fait couler beaucoup d’encre. Le traitement par l’Église catholique des abus sexuels commis par des prêtres sur des enfants a été fortement dénoncé par ledit comité. Si la critique a été abondamment relayée, la demande de l’ONU que l’Église catholique redéfinisse sa doctrine concernant l’homosexualité, l’abandon d’enfants et l’avortement l’a moins été. De même que, précédemment, avait été négligée par les médias l’accréditation accordée à une organisation s’inspirant de récits pédophiles par la même ONU qui dénonce l’omerta ayant prévalu quant aux crimes sexuels sur des enfants.

Le Saint-Siège  n’a pas tardé à réagir, accusant par la voix de Mgr Silvano Tomasi, observateur près de l’ONU à Genève, le Comité de « déformer » les faits dans un rapport « préparé à l’avance, avant la rencontre avec la délégation du Saint-Siège. Le numéro deux du Vatican, le secrétaire d’État Pietro Parolin a affirmé que le Saint-Siège « se réserve de répondre après avoir pris connaissance et approfondi » le rapport. « Il y aura une réponse articulée de notre part, mais nous ne pouvons que répéter notre volonté de remplir les exigences de la commission et de la convention » des droits de l’enfant, à laquelle le Vatican a adhéré. Le responsable de la diplomatie pontificale a toutefois ajouté être « surpris » que le rapport demande à l’Église catholique de modifier sa doctrine en matière morale. En effet, la structure du rapport a de quoi susciter des questions. Tout comme sa négligence de la forte volonté manifestée par le Cardinal Ratzinger – volonté maintenue une fois qu’il est devenu pape.

Une stratégie de culpabilisation pour obtenir des concessions ?

Sous Benoît XVI, le drame des abus sexuels commis par des prêtres a été pris à bras-le-corps : le Pape, qui avait dénoncé en 2010 dans une lettre aux catholiques d’Irlande « une préoccupation déplacée pour la réputation de l’Église et pour éviter les scandales, qui a eu pour résultat de ne pas appliquer les peines canoniques en vigueur et de ne pas protéger la dignité de chaque personne », est également celui qui, entre 2011 et 2012, a fait défroquer 400 prêtres soupçonnés d’abus sexuels. Lors du chemin de croix du Vendredi saint au Colisée, en 2005, le Cardinal Ratzinger avait dénoncé les « souillures » du clergé, peu de temps après avoir ouvert l’enquête sur les Légionnaires du Christ, fondés en 1941 par le père Maciel. La congrégation fut d’ailleurs placée sous tutelle en 2010. Cette volonté jamais démentie est également portée par le Pape François. Mais non content d’ignorer le travail de Benoît XVI, le Comité onusien tente d’amener son successeur à se montrer complaisant, en le félicitant et en l’exhortant à aller plus loin… dans un domaine sans aucun rapport avec les crimes sexuels : il est ni plus ni moins demandé à l’Église catholique que de changer partiellement de croyance.

Au point 25, le rapport du Comité félicite le Pape François qui avait déclaré en juillet 2013 ne pas avoir le droit de juger les homosexuels désirant vivre en catholiques (ce qui avait été interprété par les médias comme une « ouverture », alors que le propos se situait dans la ligne du Catéchisme de l’Église catholique – CEC – qui refuse d’approuver les comportements homosexuels, mais appelle à respecter, aimer et ne pas discriminer les personnes homosexuelles – CEC numéros 2357 à 2359). Profitant de ce qu’il considère comme un changement, le Comité demande à l’Église romaine de revoir sa copie en matière de théologie morale, se disant préoccupé par sa position « antérieure » sur l’homosexualité, le but officiel étant de réduire la violence et la stigmatisation à l’encontre des adolescents homosexuels et transgenres et les enfants élevés par des paires homosexuelles. Et l’idéologie du genre n’est pas loin : aux points 27 et 28, le Comité dit regretter que l’Église catholique enseigne toujours la complémentarité et l’égalité dans la dignité des hommes et des femmes, « deux concepts qui ne correspondent pas à l’égalité de fait et de droit prévue par l’article 2 de la Convention, et sont souvent utilisés pour justifier des lois et politiques discriminatoires ». Le Comité invite donc le Saint-Siège « à s’abstenir d’utiliser une terminologie qui pourrait menacer l’égalité entre les filles et les garçons », ce qui dans le langage des militants de l’idéologie du genre va de la neutralisation des mots, pour les priver de leur charge sexuée, à la négation des identités sexuelles. Par ailleurs, prenant le prétexte de cas particuliers de grossesses risquées de mineures, le rapport demande un changement de doctrine en matière d’avortement (principalement les points 54 et 55), et en amont en ce qui concerne la contraception des adolescentes. Enfin, le Comité essaie de retourner de façon hypocrite contre le Saint-Siège son souhait que les enfants connaissent leurs parents (une référence implicite à sa critique de l’homoparentalité) ; en effet, le rapport énonce  au point 35 que « Tout en se félicitant que le Saint-Siège mette l’accent sur le droits des enfants à vivre avec leurs parents et connaître leur identité, le Comité est préoccupé par la pratique constante de l’abandon anonyme de bébés soutenue par des organisations catholiques dans plusieurs pays via l’usage des « boîtes à bébés ». En d’autres termes, il est demandé aux catholiques d’encourager les mères en détresse à avorter plutôt que de leur laisser le choix entre cette issue et confier l’enfant à ceux qui voudront s’occuper de lui. Le retournement de l’argument catholique en faveur de la connaissance de la filiation relève évidemment de la pure manipulation éthique.

La tournure du rapport laisse sur un sentiment désagréable, celui que des enfants abusés par des prêtres sont aujourd’hui instrumentalisés par le Comité de l’ONU sur les droits des enfants dans le but d’amener l’Église catholique à changer substantiellement sa théologie morale. Faut-il s’en étonner alors que l’Organisation vient d’accréditer le Kinsey Institute qui utilise les récits de pédophiles pour présenter ses études ?

Une incohérence onusienne révélatrice d’une orientation ?

La question des relations de Kinsey avec la pédophilie est très débattue, mais ce qui est acquis, c’est qu’ il collecta des témoignages de pédophiles dans ses études sur la sexualité des enfants. Le but poursuivi par le Kinsey Institute est la libéralisation sexuelle. Très peu critiqué en France, voire défendu (il suffit de constater la présentation quasi romantique du film « Dr Kinsey » par le journal Le Monde en 2005), Alfred Kinsey est connu aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne non seulement pour sa promotion de l’échangisme, mais aussi pour celle de la sexualité des prépubères ou encore pour avoir prétendu que 37% des Américains, au moins, avaient déjà eu une expérience homosexuelle… L’accréditation du Kinsey Institute se place en porte-à-faux avec la critique très médiatisée du Saint-Siège, au point de susciter la question du but réellement visé et précédemment abordé.

Si la finalité probable est de forcer l’Église catholique à revoir son enseignement, il est possible qu’il y ait une seconde cible par ricochet : les États dont la législation est encore influencée par la morale chrétienne. Un élément permet d’envisager cette hypothèse : en mars 2011, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies discutait d’un projet aux termes duquel les États membres de l’ONU devaient s’engager à modifier leurs lois sen faveur d’une mesure « anti-discriminatoire » sur « l’orientation sexuelle et l’identité de genre ». Plusieurs pays faisaient obstacle à ce texte, dont certains d’Amérique latine. Pour les amener à changer d’avis, le Département d’État les informa que le Saint-Siège avait modifié sa position sur la question et soutenait dorénavant la nouvelle mesure. Les États latino-américains se rallièrent alors au projet avant d’apprendre que l’Administration Obama leur avait menti. Faut-il envisager que le Comité de l’ONU sur les droits des enfants ait deux cibles, l’Église catholique et par ricochet les États où la morale catholique demeure importante ?

Faut-il également y voir un lien avec la tenue du prochain Synode sur la Famille fin 2014 où seront notamment discutées des questions comme la contraception ou l’homosexualité ? Ce qui reste certain, c’est que, pour reprendre le mot de De Gaulle, on pourrait aujourd’hui qualifier l’ONU de « machin » des lobbies du « genre ». Au point de demander qu’une religion se supprime elle-même en la plaçant en situation de faiblesse par l’accusation sur des crimes qu’elle reconnaît pour l’amener à essayer de plaire.

John John Summer

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Dans une Égypte quotidiennement en proie à la violence, souvent à l’encontre des chrétiens, 1 400 d’entre eux, âgés de 8 à 14 ans, se sont réunis pour prier, rapporte Assist News Service. Ils ont demandé à Dieu de les transformer afin qu’ils soient comme le sel et la lumière de leur pays (Matthieu 5 : 13-16). Une rencontre qui peut évoquer les controversés Jesus Camps aux États-Unis, dénoncés comme lieux d’embrigadement, mais qui semble avant tout destinée à fortifier les enfants dans un pays de persécution.

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Enfants égyptiens priant et adorant Dieu au One Thing Kids Festival .

Ce premier One Thing Kids Festival a été retransmis par la chaîne SAT-7 et également diffusé sur cinq chaînes en arabe, en farsi et en turc, et vise 15 millions de téléspectateurs. Il s’est déroulé du 16 au 18 juillet, dans l’oasis du désert Wadi el Natroun, qui fut longtemps un centre historique de prière pour les moines et les pèlerins. L’évènement a été initié par l’église évangélique Kasr el Doubara et le Ministère de la Prière des Enfants du Synode du Nil de l’Église presbytérienne. Les organisateurs expliquent leur projet par une volonté de transformation : « Notre vision, c’est que cette génération prie et adore Dieu, et soit rempli de l’Esprit saint pour être en mesure de changer le monde. » Prier pour être des acteurs du changement dans une société où être chrétien, c’est vivre les discriminations et encourir le risque de se faire tuer pour sa foi…

Les enfants ont joué un rôle essentiel dans cette rencontre, que ce soit dans la chorale du culte ou en aidant à conduire des temps de prière pour eux comme pour leur pays. Le directeur de l’organisation, Farid Samir, a déclaré : « Nous avons vu les enfants adorer et prier avec leurs cœurs innocents, entendre la voix de Dieu et partager son message. Certains enfants ont parlé de leurs expériences spéciales avec le Seigneur. » Et d’ajouter croire que cela mènera à la réconciliation en Égypte, et que les communautés chrétiennes retrouveront leur luminosité et leur salinité.

Sel et lumière dans la persécution même à l’encontre des enfants

L’Égypte est l’un des pays où les chrétiens souffrent le plus : régulièrement attaqués par des islamistes, ils doivent faire face à une police et une justice complaisantes envers leurs agresseurs. C’est ainsi qu’en mai 2012, la justice a condamné des chrétiens à la prison à vie pour s’être défendus, tuant deux de leurs agresseurs, parmi les musulmans qui avaient tenté de les assassiner. Ces derniers n’avaient écopé d’aucune peine. Ou encore, la police conseille parfois aux chrétiens d’obéir aux islamistes qui les menacent. Des jeunes filles chrétiennes sont enlevées, comme Jessica à l’âge de 7 ans pendant le mariage de son oncle, une pratique qui a augmenté de 145% de 2012 à 2013. Et désormais les islamistes attaquent particulièrement les enfants chrétiens. Récemment un enfant copte de 6 ans, Cyril Youssouf Saad, a été enlevé et ses parents ont dû payer l’équivalent de 4 500 dollars de rançon. Une fois la somme réunie et payée, le petit garçon a été tué et jeté dans un égout.

Le sel et la lumière de la Terre dont parle Jésus dans les Béatitudes est une image suivant les versets concernant le pardon (Matthieu 5 : 7), l’humilité dans l’épreuve : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi » (Matthieu 5 : 10-11). Sel et lumière dans un rassemblement d’enfants et au-delà, mais un rassemblement sérieux et grave, dans la joie. Un engagement pris en connaissance de cause.

John John Summer

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Le pasteur Terry Jones, qui avait déjà fait parler de lui en septembre 2010 après avoir annoncé un autodafé du Coran pour le 11 du même mois, en souvenir des attentats qui meurtrirent l’Amérique, ou encore en mars 2011 quand il fit brûler le livre saint des musulmans, sachant que pour les musulmans toucher au Coran est un sacrilège pouvant appeler la mort ; le pasteur Jones a récidivé le 28 avril dernier, démontrant sa persistance dans le manque de sagesse. Cette fois-ci, Jones veut attirer l’attention sur Youcef Nadarkhani, un pasteur iranien condamné à mort pour avoir abandonné l’islam.

Suite à l’annonce de l’action du pasteur revanchard prévue pour le 11 septembre 2010, le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) avait tenu à consacrer son premier communiqué, le 9 septembre, à une condamnation de ce que Jones s’apprêtait à commettre. Sans concession. “Le CNEF comprend la légitime émotion que ce geste peut susciter et souligne que Terry Jones et son groupuscule sont à différencier des évangéliques, tant aux USA qu’en France.” Avant de convoquer les valeurs de l’Evangile méconnues par Jones et redire “l’attachement à la liberté de pensée, de conscience et de religion” et rappeler que l’absence et de respect empêche le “vivre ensemble harmonieux”. Le pasteur était finalement passé à l’acte le 20 mars, dénonçant non plus seulement les attentats du 11septembre mais les violences générales au nom de l’islam. Les manifestations qui s’en étaient suivies avaient fait plusieurs morts en Afghanistan, pays où la conversion au christianisme est passible de la peine capitale.

Dernièrement, donc, Jones a brûlé des exemplaires du Coran et une effigie du prophète des musulmans, Mahomet. Afin que le maximum prenne conscience de la situation de Youcef Nadarkhani. Si les chrétiens peuvent légitimement se dissocier de sa provocation, ils ne peuvent négliger son message quant à ce chrétien d’Iran. A ce jour, le CNEF n’a toujours pas réagi alors qu’il avait devancé l’acte potentiel de Jones dès le 9 septembre en 2010. Pourtant, tout en se désolidarisant des méthodes de ce pasteur, l’instance évangélique aurait pu demander que l’on n’oublie pas Nadarkhani. Tout comme en mars 2011, le CNEF aurait pu saisir l’occasion pour parler des chrétiens persécutés. Car enfin, réclamer le respect des libertés au profit des musulmans mais pas à celui des chrétiens dont le CNEF prétend représenter une partie, n’est-ce pas soit la preuve d’une timidité, soit celle d’une négligence, soit celle d’une volonté de respectabilité ? Que ce ne soit pas le rôle du CNEF de médiatiser les chrétiens persécutés, c’est une chose ; qu’il oublie même leur existence quand il condamne Jones dénonçant la violence islamique, c’est décevant ; mais quand le CNEF ne saisit pas l’occasion plus que maladroitement donnée par Jones de parler d’un cas précis, qui a même alerté les politiques, Nadarkhani, c’est un manquement. Si le CNEF s’est empressé de dénoncer Jones quand ce dernier ne parlait pas des persécutions et avant qu’il n’allume le feu, il est bien discret depuis alors que des exemplaires du livre ont été brûlés mais que Jones parle désormais des chrétiens persécutés. La question qui se pose est celle de savoir si le CNEF aurait gardé le silence dans le cas où Jones aurait simplement récidivé sans mentionner ce chrétien condamné à mort. Autrement dit, existe-t-il une crainte de se dire solidaire des chrétiens persécutés,  qui reviendrait à… dénoncer la violence islamique ?

Le CNEF a encore perdu une occasion de… parler. D’ouvrir la bouche pour le muet, pour la cause de tous les délaissés, pour défendre le malheureux et l’indigent (Proverbes 31 :8-9).

John John Summer

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